Après quatre années d’une guerre d’une violence sans précédent, l’armistice du 11 novembre 1918 ouvre une période de reconstruction et de réorganisation de l’Europe. Les vainqueurs cherchent à établir un nouvel ordre international fondé sur la paix et la coopération entre les nations. Le traité de Versailles, signé en 1919, redessine les frontières européennes tandis que le projet de Wilson conduit à la création de la Société des Nations. Mais ce nouvel ordre international reste-t-il fragile malgré la volonté de préserver la paix. Nous essayerons de comprendre pourquoi.
La synthèse audio par Ondes lycéennes
🌍 II. Les vainqueurs veulent construire un nouvel ordre international
A. Les principes de Wilson
Dès janvier 1918, le président des États-Unis Woodrow Wilson présente un programme destiné à organiser une paix durable : les « Quatorze Points ».
Wilson veut rompre avec la diplomatie traditionnelle fondée sur les rivalités entre grandes puissances.
Il défend notamment :
- la liberté de navigation et du commerce ;
- la réduction des armements ;
- une diplomatie plus transparente ;
- le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ;
- la création d'une organisation internationale chargée de garantir la paix.
L'objectif est de construire un nouvel ordre international fondé sur la coopération entre les nations.
Wilson espère ainsi rendre une nouvelle guerre mondiale plus difficile.
B. La conférence de la paix de Paris
Après l'armistice du 11 novembre 1918, les vainqueurs se réunissent à Paris pour négocier les conditions de la paix.
La conférence commence en janvier 1919.
Les principaux dirigeants des puissances victorieuses jouent un rôle essentiel, notamment :
- Woodrow Wilson, président des États-Unis ;
- Georges Clemenceau, président du Conseil français ;
- David Lloyd George, Premier ministre britannique ;
- Vittorio Orlando, président du Conseil italien.
Les vaincus ne participent pas réellement aux négociations : ils doivent accepter les conditions imposées par les vainqueurs.
Deux conceptions de la paix s'opposent alors.
- Wilson souhaite une paix fondée sur le droit, la coopération et la création d'une organisation internationale.
- Clemenceau, au contraire, veut avant tout garantir la sécurité de la France face à l'Allemagne et obtenir des réparations pour les destructions subies.
La paix de 1919 est donc le résultat d'un compromis entre plusieurs objectifs parfois contradictoires.
• Janvier 1918 : le président américain Woodrow Wilson présente les « Quatorze Points » pour une paix durable.
• Les principes de Wilson : liberté des mers, réduction des armements, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, création d'une organisation internationale (future SDN).
• Janvier 1919 : la conférence de la paix de Paris réunit les vainqueurs (Wilson, Clemenceau, Lloyd George, Orlando).
• Les vaincus sont exclus des négociations.
• Deux visions s'opposent : Wilson (paix fondée sur le droit et la coopération) et Clemenceau (sécurité de la France et réparations).
🕊️ I. En 1918, les sociétés sortent d'une guerre d'une violence exceptionnelle
A. Un bilan humain et matériel catastrophique
La Première Guerre mondiale est une guerre totale : elle mobilise les soldats, mais aussi les économies, les populations civiles et les États tout entiers.
Entre 1914 et 1918, environ 70 millions d'hommes sont mobilisés.
Le bilan humain est extrêmement lourd :
- environ 10 millions de soldats morts ;
- plusieurs millions de civils morts ;
- des millions de blessés et de mutilés ;
- de nombreux soldats souffrent de traumatismes psychologiques liés aux combats.
La guerre a également provoqué des déplacements de populations, des famines et des épidémies.
Les destructions matérielles sont particulièrement importantes dans les régions où se sont déroulés les combats, notamment dans le nord et l'est de la France. Des villes, des villages, des voies ferrées, des usines et des terres agricoles sont détruits.
L'Europe sort donc de la guerre affaiblie humainement et économiquement.
B. Une société profondément marquée par la guerre
La guerre ne s'arrête pas complètement dans les mémoires avec l'armistice.
Des millions d'anciens combattants doivent retrouver une vie civile alors qu'ils ont été profondément marqués par l'expérience du front.
Les familles doivent également faire face à la disparition d'un père, d'un fils, d'un frère ou d'un mari.
La société doit donc rendre hommage aux morts et donner un sens à leur sacrifice.
C'est la naissance d'une importante mémoire de guerre.
Les monuments aux morts se multiplient dans les communes. Ils permettent d'inscrire le souvenir des combattants dans l'espace public.
La mémoire de la Grande Guerre devient ainsi une question collective, mais aussi une question profondément individuelle et familiale.
• La Première Guerre mondiale est une guerre totale : mobilisation des soldats, des économies et des civils.
• Le bilan humain est catastrophique : environ 10 millions de soldats morts, des millions de blessés, mutilés et traumatisés.
• Les destructions matérielles sont massives (nord et est de la France).
• Les monuments aux morts se multiplient après la guerre pour honorer les combattants.
• La mémoire de la Grande Guerre devient une question collective, familiale et individuelle.
📜 III. Les traités de paix bouleversent l'Europe
A. Le traité de Versailles avec l'Allemagne
Le principal traité est signé à Versailles le 28 juin 1919 entre les Alliés et l'Allemagne.
L'Allemagne est considérée comme responsable des dommages causés par la guerre et doit accepter d'importantes contraintes.
Elle doit notamment :
- restituer l'Alsace-Lorraine à la France ;
- perdre plusieurs territoires ;
- renoncer à ses colonies ;
- réduire fortement ses forces militaires ;
- payer des réparations aux vainqueurs ;
- accepter la responsabilité de la guerre dans le cadre du traité.
L'Allemagne ressent le traité comme une humiliation. Elle parle d'un « diktat », car elle n'a pas véritablement participé à la négociation de ses conditions.
Cette situation nourrit un fort ressentiment dans la société allemande.
B. La disparition des empires multinationaux
Les traités de paix transforment profondément la carte de l'Europe.
L'Empire allemand, l'Empire austro-hongrois, l'Empire russe et l'Empire ottoman disparaissent ou sont profondément démantelés.
De nouveaux États apparaissent ou retrouvent leur indépendance, notamment :
- la Pologne ;
- la Tchécoslovaquie ;
- le royaume des Serbes, Croates et Slovènes, futur royaume de Yougoslavie ;
- l'Autriche et la Hongrie deviennent deux États séparés.
Les vainqueurs veulent appliquer, au moins en partie, le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Mais cette volonté se heurte à une difficulté majeure : les populations européennes sont très mélangées.
Il est donc impossible de créer des États dans lesquels chaque population correspond parfaitement à un territoire.
De nombreuses minorités nationales se retrouvent ainsi à l'intérieur de nouveaux États.
La nouvelle carte de l'Europe ne règle pas toutes les tensions nationales.
C. 1919-1923 : une paix incomplète
Le traité de Versailles n'est que le premier d'une série de traités.
Entre 1919 et 1923, les vainqueurs signent plusieurs accords avec les anciens empires vaincus :
| Année | Traité | Principal adversaire |
|---|---|---|
| 1919 | Versailles | Allemagne |
| 1919 | Saint-Germain | Autriche |
| 1920 | Trianon | Hongrie |
| 1920 | Sèvres | Empire ottoman |
| 1923 | Lausanne | Turquie |
Ces traités redessinent l'Europe et le Proche-Orient.
Cependant, ils ne créent pas un ordre international totalement stable. Les nouvelles frontières sont contestées, certaines populations se sentent injustement traitées et les vaincus nourrissent un sentiment de revanche.
À retenir : les traités de 1919-1923 mettent officiellement fin à la Première Guerre mondiale, mais ils ne suffisent pas à garantir une paix durable.
• Le traité de Versailles (28 juin 1919) impose des conditions sévères à l'Allemagne : pertes territoriales, réparations, limitation militaire, responsabilité de la guerre.
• L'Allemagne ressent le traité comme un « diktat » (humiliation).
• Les empires multinationaux (allemand, austro-hongrois, russe, ottoman) disparaissent.
• De nouveaux États apparaissent : Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Autriche, Hongrie.
• Le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes est difficile à appliquer en raison du mélange des populations.
• Les traités de 1919-1923 ne garantissent pas une paix durable (sentiment de revanche).
🏛️ IV. La Société des Nations : une nouvelle organisation pour préserver la paix
A. La création de la SDN
L'une des principales innovations de l'après-guerre est la création de la Société des Nations (SDN).
Elle est fondée en 1920 et son siège est installé à Genève.
Son objectif principal est de préserver la paix grâce à la coopération entre les États.
La SDN doit notamment :
- favoriser le dialogue entre les nations ;
- régler pacifiquement les conflits ;
- organiser des sanctions contre les États qui menacent la paix ;
- développer la coopération internationale.
L'idée est nouvelle : la sécurité internationale ne doit plus seulement dépendre des alliances militaires, mais d'une organisation collective.
B. Un projet fondé sur la sécurité collective
La SDN repose sur le principe de sécurité collective.
Si un État menace la paix, les autres membres doivent agir collectivement contre lui.
L'objectif est donc de rendre la guerre moins avantageuse et plus difficile.
La SDN représente ainsi la tentative la plus importante de construire un ordre international fondé sur la coopération des nations après la Première Guerre mondiale.
C. Les limites de la SDN
La SDN présente cependant plusieurs faiblesses dès sa création.
La principale est l'absence des États-Unis.
Pourtant, Wilson est à l'origine du projet. Mais le Sénat américain refuse de ratifier le traité de Versailles et les États-Unis ne rejoignent finalement pas la SDN.
L'organisation dispose également de moyens limités pour faire respecter ses décisions.
Elle dépend largement de la volonté des États membres d'appliquer les sanctions décidées collectivement.
La SDN constitue donc une innovation majeure, mais elle reste fragile.
Repère essentiel :
1920 → création de la Société des Nations → objectif : maintenir la paix par la sécurité collective
• La Société des Nations (SDN) est créée en 1920 à Genève.
• Son objectif est de préserver la paix par la coopération internationale et la sécurité collective.
• Elle repose sur l'idée que les États doivent agir collectivement contre un agresseur.
• Limites majeures : l'absence des États-Unis (le Sénat américain refuse d'y adhérer) et des moyens limités pour faire respecter ses décisions.
• La SDN est une innovation mais reste une organisation fragile.
🇷🇺 V. La Russie connaît une autre sortie de guerre : révolution et guerre civile
A. La Russie sort de la Première Guerre mondiale
La Russie connaît une situation particulière.
La guerre provoque une crise profonde dans l'Empire russe. En 1917, deux révolutions ont lieu.
- En février, le tsar Nicolas II abdique.
- En octobre, les bolcheviks, dirigés par Lénine, prennent le pouvoir.
Le nouveau gouvernement veut sortir de la guerre.
En mars 1918, la Russie bolchevique signe le traité de Brest-Litovsk avec l'Allemagne.
La Russie quitte ainsi la Première Guerre mondiale avant sa fin.
B. La guerre civile
La sortie de guerre ne signifie cependant pas le retour à la paix.
À partir de 1918, la Russie est plongée dans une guerre civile.
Deux grands camps s'affrontent :
- les Rouges, partisans des bolcheviks ;
- les Blancs, qui regroupent des adversaires très différents du pouvoir bolchevique.
Le conflit est particulièrement violent.
Les bolcheviks mettent en place l'Armée rouge, dirigée notamment par Léon Trotski.
C. Les interventions étrangères
Les puissances étrangères interviennent également dans la guerre civile.
Plusieurs États, notamment la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Japon, envoient des soldats ou soutiennent les forces opposées aux bolcheviks.
Ils souhaitent notamment empêcher l'extension de la révolution communiste et soutenir les adversaires des bolcheviks.
Ces interventions restent cependant limitiées et ne permettent pas de renverser le pouvoir bolchevique.
Les Rouges finissent par remporter la guerre civile.
En 1922, l'URSS est créée : l'Union des républiques socialistes soviétiques.
À retenir : La Russie connaît donc une sortie de guerre très différente de celle des autres pays européens : la Première Guerre mondiale est suivie par une révolution, puis par une guerre civile et une intervention étrangère.
• La Russie connaît une crise profonde pendant la guerre, aboutissant aux révolutions de 1917 (février et octobre).
• En mars 1918, la Russie signe le traité de Brest-Litovsk et quitte la guerre.
• Une guerre civile oppose les Rouges (bolcheviks) aux Blancs (adversaires du régime).
• Des puissances étrangères (France, Royaume-Uni, États-Unis, Japon) interviennent mais sans succès.
• Les Rouges remportent la guerre civile et créent l'URSS en 1922.
🧳 VI. La guerre laisse aussi des populations sans État
Les bouleversements territoriaux provoqués par la guerre créent un problème nouveau : celui des apatrides.
Un apatride est une personne qui ne possède la nationalité d'aucun État.
La disparition des empires et la création de nouveaux États peuvent priver certaines personnes de leur nationalité.
Les réfugiés et les personnes déplacées sont nombreux dans l'Europe de l'après-guerre.
Il faut donc trouver de nouvelles solutions pour permettre à ces personnes de circuler et de vivre légalement dans les différents pays.
1922 : le passeport Nansen
Le Norvégien Fridtjof Nansen, explorateur et diplomate, joue un rôle important dans la protection des réfugiés.
En 1922, un document appelé passeport Nansen est créé pour les réfugiés et les apatrides.
Il permet à des personnes privées de nationalité de pouvoir voyager et franchir les frontières.
Le passeport Nansen constitue donc une première tentative internationale pour répondre au problème des apatrides.
Point de passage : 1922 – Le passeport Nansen
Cet exemple montre que la sortie de guerre ne concerne pas seulement les États et les frontières. Elle pose également des problèmes humains : comment protéger les personnes qui ont perdu leur pays ou leur nationalité ?
• Les bouleversements territoriaux créent des apatrides : personnes sans nationalité.
• De nombreux réfugiés et personnes déplacées sont dans l'Europe de l'après-guerre.
• Le passeport Nansen (1922) est créé pour permettre aux apatrides de voyager et de franchir les frontières.
• C'est une première tentative internationale pour répondre au problème des réfugiés.
🕯️ VII. La mémoire de la Grande Guerre devient un enjeu majeur
A. Honorer les morts
La guerre a provoqué des pertes humaines d'une ampleur sans précédent.
Les sociétés européennes cherchent donc à honorer les millions de soldats morts.
Dans les communes, des monuments aux morts sont construits.
Ils portent généralement les noms des soldats morts pour la France ou pour leur pays.
Ces monuments permettent de transformer une expérience individuelle et familiale en mémoire collective.
B. 1920 : le Soldat inconnu
En France, un symbole particulièrement important est celui du Soldat inconnu.
Le 11 novembre 1920, le corps d'un soldat français non identifié est inhumé sous l'Arc de triomphe, à Paris.
L'objectif est de rendre hommage à tous les soldats morts pendant la guerre, y compris ceux dont les corps n'ont pas pu être identifiés.
Le Soldat inconnu représente donc l'ensemble des combattants morts pour la France.
La cérémonie permet également aux familles qui n'ont pas retrouvé leur proche de participer symboliquement au deuil national.
C. Une mémoire à la fois nationale et familiale
La mémoire de la Grande Guerre est donc multiple.
- Elle est nationale, car les États organisent des cérémonies et construisent des monuments.
- Elle est également locale, avec les monuments aux morts présents dans les communes.
- Enfin, elle est familiale, car chaque famille conserve ses propres souvenirs : lettres, photographies, décorations militaires, objets du soldat disparu ou récits des anciens combattants.
La mémoire de la guerre devient ainsi une composante importante des sociétés européennes de l'entre-deux-guerres.
• Des monuments aux morts sont construits dans toutes les communes pour honorer les soldats morts.
• Le 11 novembre 1920 : le Soldat inconnu est inhumé sous l'Arc de triomphe à Paris.
• Le Soldat inconnu représente tous les soldats morts, y compris ceux non identifiés.
• La mémoire de la guerre est à la fois nationale (cérémonies officielles), locale (monuments aux morts) et familiale (souvenirs personnels).
• La mémoire de la Grande Guerre devient une composante majeure des sociétés de l'entre-deux-guerres.
📅 Les dates essentielles à connaître
| Date | Événement |
|---|---|
| Janvier 1918 | Wilson présente ses « Quatorze Points » |
| 11 novembre 1918 | Armistice entre l'Allemagne et les Alliés |
| Janvier 1919 | Ouverture de la conférence de la paix de Paris |
| 28 juin 1919 | Traité de Versailles |
| 1919-1923 | Principaux traités de paix et redécoupage de l'Europe |
| 1920 | Création de la SDN |
| 11 novembre 1920 | Inhumation du Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe |
| 1922 | Passeport Nansen pour les réfugiés et les apatrides |
| 1922 | Création de l'URSS |
• 1918 : Wilson (janvier) / Armistice (11 novembre).
• 1919 : Conférence de Paris (janvier) / Traité de Versailles (28 juin).
• 1919-1923 : série de traités qui redessinent l'Europe.
• 1920 : création de la SDN et inhumation du Soldat inconnu.
• 1922 : passeport Nansen et création de l'URSS.
En bref
La sortie de la Première Guerre mondiale est un processus long et difficile.
Entre 1918 et 1923, les États doivent reconstruire les territoires détruits, prendre en charge les anciens combattants et les victimes, redessiner les frontières et organiser les relations internationales.
Les traités de paix de 1919-1923 font disparaître les grands empires multinationaux et créent de nouveaux États. Mais ils suscitent également des frustrations et laissent de nombreuses minorités nationales insatisfaites.
Dans le même temps, le président Wilson cherche à construire un nouvel ordre international fondé sur la coopération et le droit des peuples. La création de la SDN en 1920 constitue une première tentative de mettre en place une sécurité collective.
Mais cet ordre reste fragile. Les États-Unis ne rejoignent pas la SDN, les vaincus contestent les traités et la Russie connaît une révolution puis une guerre civile jusqu'en 1922.
Enfin, la sortie de guerre est aussi une question humaine et mémorielle. Le Soldat inconnu, les monuments aux morts et le passeport Nansen montrent que la paix doit répondre à des problèmes très concrets : honorer les morts, prendre en charge les victimes et protéger les personnes déplacées ou devenues apatrides.
La paix de l'après-1918 constitue donc une tentative majeure de construire un nouvel ordre international, mais cet ordre reste incomplet et fragile.
Vocabulaire à connaître
Armistice : accord entre des adversaires pour suspendre les combats. L'armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats de la Première Guerre mondiale, mais ce n'est pas encore le traité de paix.
Traité de paix : accord juridique qui met officiellement fin à l'état de guerre entre les États.
Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes : principe selon lequel un peuple doit pouvoir déterminer librement son organisation politique et son État.
Société des Nations (SDN) : organisation internationale créée en 1920 pour préserver la paix et favoriser la coopération entre les États.
Sécurité collective : principe selon lequel les États doivent agir collectivement lorsqu'un État menace la paix.
Empire multinational : État regroupant plusieurs peuples ou nationalités différentes sous une même autorité.
Apatride : personne qui ne possède la nationalité d'aucun État.
Mémoire collective : manière dont une société ou un groupe conserve et transmet le souvenir d'un événement passé.
Passeport Nansen : document créé en 1922 pour permettre notamment aux réfugiés et aux apatrides de voyager malgré l'absence de nationalité.