Épreuve anticipée de mathématiques pour les spécialistes

Cours de mathématiques (spécialité)

Synthèse intégrale du cours selon le programme officiel de la spécialité mathématiques en première

Vous êtes en Première générale sans spécialité mathématiques et vous préparez l’épreuve anticipée de mathématiques ? Retrouvez ici des cours et fiches de révision pour maîtriser les notions au programme : pourcentages et taux d’évolution, statistiques, probabilités, probabilités conditionnelles, phénomènes d’évolution et automatismes.

Progression
Introduction

Objectif du cours

Ce cours rassemble les notions essentielles du programme de Première spécialité.

Pour chaque chapitre, il faut savoir :

  • connaître les définitions et formules ;
  • appliquer les méthodes classiques ;
  • justifier les résultats ;
  • savoir calculer sans calculatrice sur les calculs usuels ;
  • interpréter graphiquement ou dans le contexte les résultats.
Chapitre 1

🔢 Algèbre — Suites numériques

Définition d'une suite

Une suite numérique est une liste ordonnée de nombres :

u₀, u₁, u₂, …

Le nombre uₙ est appelé terme de rang n.

Définition explicite

On donne directement uₙ en fonction de n.

Exemple
uₙ = 3n + 2

Alors : u₀ = 2, u₁ = 5, u₂ = 8.

Définition par récurrence

On donne un premier terme et une relation permettant de calculer le suivant.

Exemple
u₀ = 2 et u_{n+1} = uₙ + 3

Alors : u₁ = 5, u₂ = 8, u₃ = 11.

Suite arithmétique

Définition

Une suite est arithmétique lorsqu'on passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre r.

u_{n+1} = uₙ + r

r est la raison de la suite.

Formule explicite

Si le premier terme est u₀ :

uₙ = u₀ + n·r

Si on connaît u₁ :

uₙ = u₁ + (n − 1)·r
Exemple

u₀ = 7, r = 4.

uₙ = 7 + 4n

Donc : u₅ = 7 + 20 = 27.

Sens de variation

  • si r > 0, la suite est croissante ;
  • si r < 0, elle est décroissante ;
  • si r = 0, elle est constante.

Suite géométrique

Définition

Une suite est géométrique lorsqu'on passe d'un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre q.

u_{n+1} = q · uₙ

q est la raison.

Formule explicite

uₙ = u₀ · qⁿ
Exemple

u₀ = 5, q = 2.

uₙ = 5 × 2ⁿ

Donc : u₃ = 5 × 2³ = 40.

Modéliser une évolution

C'est un automatisme essentiel.

Augmentation de t %

Le coefficient multiplicateur est :

1 + t/100

Exemple : augmentation de 8 % : 1 + 8/100 = 1,08

Diminution de t %

1 − t/100

Exemple : diminution de 15 % : 1 − 0,15 = 0,85

Évolution répétée

Si une quantité uₙ augmente de 3 % chaque année :

u_{n+1} = 1,03 · uₙ

C'est donc une suite géométrique de raison 1,03.

Premières notions de limite

L'idée de limite permet d'étudier le comportement d'une suite lorsque n devient très grand.

On peut écrire :

uₙ → L

si les termes de la suite se rapprochent de plus en plus de L.

Exemple
uₙ = 1/n

Lorsque n devient très grand : 1/n → 0.

lim_{n→+∞} 1/n = 0

Pour une suite géométrique :

  • si |q| < 1, alors qⁿ → 0 ;
  • si q > 1, qⁿ devient très grand ;
  • pour q = 1, la suite est constante.
Chapitre 2

🟦 Second degré

Une fonction polynôme du second degré s'écrit :

f(x) = ax² + bx + c

avec a ≠ 0.

Équation du second degré

On cherche les solutions de :

ax² + bx + c = 0

On calcule le discriminant :

Δ = b² − 4ac

Cas 1 : Δ > 0

Il y a deux solutions :

x₁ = (−b − √Δ) / (2a)
x₂ = (−b + √Δ) / (2a)

Cas 2 : Δ = 0

Il y a une solution double :

x₀ = −b / (2a)

Cas 3 : Δ < 0

Il n'y a aucune solution réelle.

Exemple

Résoudre :

x² − 5x + 6 = 0

Ici : a = 1, b = −5, c = 6.

Donc :

Δ = (−5)² − 4 × 1 × 6
Δ = 25 − 24 = 1

Ainsi :

x₁ = (5 − 1) / 2 = 2
x₂ = (5 + 1) / 2 = 3

Donc : S = {2 ; 3}

Factorisation

Lorsque les racines sont x₁ et x₂ :

ax² + bx + c = a(x − x₁)(x − x₂)

Exemple : x² − 5x + 6 = (x − 2)(x − 3)

Signe d'un trinôme

Pour f(x) = a(x − x₁)(x − x₂) avec x₁ < x₂, le signe est :

  • du signe de a à l'extérieur des racines ;
  • du signe opposé à a entre les racines.

Si a > 0 :

+ 0 − 0 +

Si a < 0 :

− 0 + 0 −
À retenir : Pour un trinôme avec deux racines, le signe du trinôme est du signe de a à l'extérieur des racines et du signe opposé à a entre les racines.

Forme canonique

Un trinôme peut s'écrire :

f(x) = a(x − α)² + β

avec :

α = −b / (2a)
β = f(α)

Cette forme permet notamment de lire le sommet de la parabole : S(α ; β).

Exemple
f(x) = x² − 4x + 3

On complète le carré :

f(x) = (x − 2)² − 1

Le sommet est donc : S(2 ; −1)

Comme a = 1 > 0, la parabole est tournée vers le haut.

Variations d'un trinôme

Pour f(x) = ax² + bx + c, on utilise α = −b / (2a).

Si a > 0

  • décroît jusqu'à α ;
  • atteint un minimum ;
  • croît après α.

Si a < 0

  • croît jusqu'à α ;
  • atteint un maximum ;
  • décroît après α.

Optimisation

Une optimisation consiste à rechercher un maximum ou un minimum.

Méthode

  1. Définir la quantité recherchée.
  2. Exprimer cette quantité par une fonction.
  3. Déterminer son domaine.
  4. Étudier les variations.
  5. Identifier le maximum ou le minimum.
  6. Interpréter le résultat dans le contexte.
Exemple

Une aire est donnée par :

A(x) = −x² + 10x

On a a = −1 < 0. La fonction atteint donc un maximum pour :

x = −10 / (2 × (−1)) = 5

Alors : A(5) = −25 + 50 = 25.

L'aire maximale est donc 25.

Chapitre 3

📈 Dérivation

Taux de variation

Entre a et b, le taux de variation de f est :

(f(b) − f(a)) / (b − a)

Il correspond au coefficient directeur de la droite passant par A(a ; f(a)) et B(b ; f(b)).

Nombre dérivé

Le nombre dérivé de f en a, noté f'(a), mesure la variation instantanée de la fonction au point d'abscisse a.

Géométriquement :

f'(a) = coefficient directeur de la tangente

à la courbe au point d'abscisse a.

Dérivées usuelles

À connaître.

(k)' = 0
(x)' = 1
(x²)' = 2x
(x³)' = 3x²

Plus généralement :

(xⁿ)' = n·x^{n−1}

pour les puissances concernées par le programme.

Si u et v sont dérivables :

(u + v)' = u' + v'
(ku)' = ku'
Exemple

Soit f(x) = 3x² − 5x + 2.

Alors : f'(x) = 6x − 5

Déterminer les variations grâce à la dérivée

C'est une méthode fondamentale.

Règle

Sur un intervalle :

f'(x) > 0 ⇒ f est croissante
f'(x) < 0 ⇒ f est décroissante

f'(x) = 0 peut correspondre à un extremum.

Exemple
f(x) = x² − 4x + 1

On calcule :

f'(x) = 2x − 4

On cherche quand la dérivée s'annule :

2x − 4 = 0 ⇒ x = 2

Donc :

  • si x < 2, f'(x) < 0 ;
  • si x > 2, f'(x) > 0.

La fonction est donc :

décroissante sur ]−∞ ; 2]
croissante sur [2 ; +∞[

Elle possède donc un minimum en x = 2.

Chapitre 4

📊 Étude d'une fonction

Pour étudier une fonction, on suit généralement une méthode structurée.

Méthode type

  1. Déterminer l'ensemble de définition.
  2. Calculer éventuellement les valeurs remarquables.
  3. Calculer f'(x).
  4. Étudier le signe de f'(x).
  5. En déduire les variations.
  6. Construire le tableau de variations.
  7. Étudier les éventuelles intersections avec les axes.
  8. Interpréter la courbe.

Tableau de variations

Un tableau de variations indique les intervalles où une fonction :

  • monte ;
  • descend ;
  • possède un maximum ;
  • possède un minimum.

Il faut toujours associer le tableau à des valeurs précises.

Chapitre 5

🚀 Fonction exponentielle

La fonction exponentielle est notée :

x ↦ eˣ

Elle est définie sur ℝ.

Propriétés fondamentales

e⁰ = 1
eˣ > 0 pour tout réel x
e^{a+b} = e^a · e^b
e^{−a} = 1 / e^a
e^{a−b} = e^a / e^b
(eˣ)' = eˣ

Variations

Comme (eˣ)' = eˣ et que eˣ > 0, on obtient :

À retenir : La fonction exponentielle est strictement croissante sur ℝ.

Lien avec les évolutions

Une augmentation répétée de q correspond naturellement à une suite géométrique : uₙ = u₀ · qⁿ.

La fonction exponentielle permet de généraliser ce type de croissance aux nombres réels.

Exemple

Une quantité est multipliée par 1,05 chaque année.

Après n années : uₙ = u₀(1,05)ⁿ.

On reconnaît une croissance exponentielle.

Chapitre 6

📐 Trigonométrie

Cercle trigonométrique

Le cercle trigonométrique est un cercle de centre O et de rayon 1, orienté dans le sens direct.

Pour un angle x, le point associé possède pour coordonnées :

(cos x ; sin x)

Donc :

cos x = abscisse
sin x = ordonnée

Valeurs remarquables

À connaître.

Angle 0 π/6 π/4 π/3 π/2
cos x 1 √3/2 √2/2 1/2 0
sin x 0 1/2 √2/2 √3/2 1

Identité fondamentale

cos²x + sin²x = 1

C'est une formule fondamentale.

Parité

cos(−x) = cos x

Le cosinus est une fonction paire.

sin(−x) = −sin x

Le sinus est une fonction impaire.

Périodicité

cos(x + 2π) = cos x
sin(x + 2π) = sin x
Chapitre 7

➡️ Vecteurs

Définition

Un vecteur possède :

  • une direction ;
  • un sens ;
  • une longueur appelée norme.

Le vecteur allant de A vers B est noté AB→.

Coordonnées d'un vecteur

Si A(x_A ; y_A) et B(x_B ; y_B), alors :

AB→ = (x_B − x_A ; y_B − y_A)
Exemple

A(2 ; 3), B(7 ; 5).

AB→ = (5 ; 2)

Norme d'un vecteur

Si u→ = (x ; y), alors :

‖u→‖ = √(x² + y²)

Donc AB = ‖AB→‖.

Colinéarité

Deux vecteurs sont colinéaires s'ils ont la même direction.

Pour u→ = (x ; y) et v→ = (x' ; y'), ils sont colinéaires si :

x·y' − y·x' = 0
Chapitre 8

✖️ Produit scalaire

Définition avec les coordonnées

Si u→ = (x ; y) et v→ = (x' ; y'), alors :

u→ · v→ = x·x' + y·y'

Orthogonalité

Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si et seulement si :

u→ · v→ = 0
Exemple

u→ = (2 ; 3), v→ = (3 ; −2).

u→ · v→ = 2×3 + 3×(−2) = 6 − 6 = 0

Donc les vecteurs sont orthogonaux.

Produit scalaire et angle

On a également :

u→ · v→ = ‖u→‖ · ‖v→‖ · cos(θ)

où θ est l'angle entre les deux vecteurs.

Cette formule permet notamment de déterminer un angle.

Chapitre 9

📍 Géométrie repérée

Équation d'une droite

Une droite non verticale peut s'écrire :

y = mx + p

où :

  • m est le coefficient directeur ;
  • p est l'ordonnée à l'origine.

Coefficient directeur

Pour A(x_A ; y_A) et B(x_B ; y_B) avec x_A ≠ x_B :

m = (y_B − y_A) / (x_B − x_A)
Exemple

A(1 ; 3), B(3 ; 7).

m = (7 − 3) / (3 − 1) = 2

La droite a donc une équation y = 2x + p.

Avec A(1 ; 3) : 3 = 2 + p, donc :

y = 2x + 1

Droites parallèles et perpendiculaires

Deux droites sont parallèles si elles ont le même coefficient directeur.

Pour des droites non verticales, deux droites de coefficients directeurs m et m' sont perpendiculaires lorsque :

m · m' = −1
Chapitre 10

🎲 Probabilités

Probabilité d'un événement

Une probabilité est comprise entre 0 et 1 :

0 ≤ P(A) ≤ 1

P(A) = 1 signifie que l'événement est certain.

P(A) = 0 signifie qu'il est impossible.

Événement contraire

L'événement contraire de A est noté Ā.

P(Ā) = 1 − P(A)

Probabilité conditionnelle

La probabilité de A sachant B est :

P_B(A) = P(A | B) = P(A ∩ B) / P(B)

à condition que P(B) ≠ 0.

On peut donc obtenir :

P(A ∩ B) = P(B) × P(A | B)

Arbre pondéré

Dans un arbre :

  • on multiplie le long d'une branche ;
  • on additionne les chemins correspondant à un même événement.
Exemple

P(A) = 0,4 et P(B | A) = 0,7.

P(A ∩ B) = 0,4 × 0,7 = 0,28

Indépendance

Deux événements A et B sont indépendants si :

P(A ∩ B) = P(A) · P(B)

Une autre caractérisation est :

P(A | B) = P(A)
Attention : Indépendance ≠ incompatibilité. Deux événements incompatibles ne peuvent pas se produire simultanément. Deux événements indépendants peuvent parfaitement se produire simultanément.

Formule des probabilités totales

Si A et Ā forment une partition :

P(B) = P(A)·P(B | A) + P(Ā)·P(B | Ā)
Exemple

P(A) = 0,4 ; P(B | A) = 0,5 ; P(B | Ā) = 0,2.

P(B) = 0,4 × 0,5 + 0,6 × 0,2
P(B) = 0,2 + 0,12 = 0,32
Chapitre 11

🎯 Variables aléatoires

Définition

Une variable aléatoire associe un nombre réel à chaque issue d'une expérience aléatoire.

On peut par exemple avoir X ∈ {0 ; 1 ; 2}.

La loi de probabilité donne :

P(X = 0), P(X = 1), P(X = 2)

La somme doit toujours être égale à 1 :

Σ P(X = xᵢ) = 1

Espérance

Si X prend les valeurs x₁, …, xₙ, alors :

E(X) = x₁·P(X = x₁) + ⋯ + xₙ·P(X = xₙ)

L'espérance correspond à une valeur moyenne théorique.

Exemple
xᵢ 0 1 2
P(X = xᵢ) 0,2 0,5 0,3
E(X) = 0×0,2 + 1×0,5 + 2×0,3 = 1,1

Variance

V(X) = E(X²) − [E(X)]²

où :

E(X²) = Σ xᵢ²·P(X = xᵢ)

Écart-type

σ(X) = √(V(X))

L'écart-type mesure la dispersion des valeurs autour de l'espérance.

Chapitre 12

💻 Python et algorithmique

Variables

x = 5 y = 2 z = x + y

Après exécution, z vaut 7.

Condition

if x > 0: print("positif") else: print("négatif ou nul")

Attention à l'indentation.

Boucle for

for i in range(5): print(i)

Les valeurs affichées sont : 0, 1, 2, 3, 4.

Boucle while

n = 1 while n < 10: n = 2*n

La boucle continue tant que la condition est vraie.

Fonction

def carre(x): return x**2

Alors carre(4) renvoie 16.

Listes

Une liste s'écrit entre crochets :

L = [4, 7, 2, 9]

Le premier élément a l'indice 0 : L[0] renvoie 4.

Le troisième : L[2] renvoie 2.

Ajouter un élément

L.append(5)

Parcourir une liste

for x in L: print(x)

Modifier les éléments

for i in range(len(L)): L[i] = 2 * L[i]

Exemple : calculer une suite

Pour u₀ = 3 et u_{n+1} = uₙ + 2, on peut écrire :

u = 3 for n in range(10): print(u) u = u + 2

Le programme affiche les dix premiers termes.

Chapitre 13

🧠 Logique et ensembles

Intervalles

[a ; b] signifie a ≤ x ≤ b
]a ; b[ signifie a < x < b
[a ; b[ signifie a ≤ x < b

Intersection

A ∩ B

correspond aux éléments qui appartiennent à A et B.

Réunion

A ∪ B

correspond aux éléments qui appartiennent à A ou B.

Complémentaire

Le complémentaire de A contient tous les éléments qui ne sont pas dans A.

En probabilités :

P(Ā) = 1 − P(A)

Implication

P ⇒ Q

signifie : si P est vraie, alors Q est vraie.

Exemple : x > 2 ⇒ x > 0.

Équivalence

P ⇔ Q

signifie que les deux propositions sont équivalentes.

Il faut démontrer les deux implications :

P ⇒ Q et Q ⇒ P.

Contraposée

La contraposée de P ⇒ Q est :

non Q ⇒ non P

Une implication et sa contraposée sont équivalentes.

Réciproque

La réciproque de P ⇒ Q est :

Q ⇒ P
Attention : Une implication vraie n'entraîne pas nécessairement que sa réciproque soit vraie.

Contre-exemple

Pour montrer qu'une affirmation universelle est fausse, un seul contre-exemple suffit.

Exemple

« Tous les nombres premiers sont impairs. »

Le nombre 2 est premier et pair. Donc 2 est un contre-exemple. L'affirmation est donc fausse.

Raisonnement par l'absurde

Pour démontrer une proposition P :

  1. On suppose que P est fausse.
  2. On montre que cette hypothèse conduit à une contradiction.
  3. On conclut que P est vraie.
Chapitre 14

📊 Automatismes à maîtriser

Ces calculs doivent devenir rapides.

Taux d'évolution

t = (V_f − Vᵢ) / Vᵢ

En pourcentage :

t = ((V_f − Vᵢ) / Vᵢ) × 100

Coefficient multiplicateur

Augmentation de t % :

1 + t/100

Diminution de t % :

1 − t/100

Évolutions successives

On multiplie les coefficients.

Exemple

+20 %, puis −10 % :

1,20 × 0,90 = 1,08

L'évolution globale est donc +8 % et non +10 %.

Chapitre 15

📐 Identités algébriques

Identités remarquables

(a + b)² = a² + 2ab + b²
(a − b)² = a² − 2ab + b²
(a − b)(a + b) = a² − b²

Factorisation

a² + 2ab + b² = (a + b)²
a² − 2ab + b² = (a − b)²
a² − b² = (a − b)(a + b)
Chapitre 16

📋 Méthodes à savoir faire

Résoudre une équation du second degré

ax² + bx + c = 0

  1. Identifier a, b, c.
  2. Calculer Δ = b² − 4ac.
  3. Étudier le signe de Δ.
  4. Calculer les racines si elles existent.
  5. Donner clairement l'ensemble des solutions.

Étudier les variations d'une fonction

  1. Déterminer le domaine.
  2. Calculer f'(x).
  3. Résoudre f'(x) = 0.
  4. Étudier le signe de f'(x).
  5. Construire le tableau de signes.
  6. En déduire le tableau de variations.
  7. Calculer les valeurs aux points importants.

Résoudre un problème d'optimisation

  1. Définir la variable.
  2. Déterminer ses valeurs possibles.
  3. Construire la fonction objectif.
  4. Étudier ses variations.
  5. Trouver l'extremum.
  6. Vérifier que le résultat appartient au domaine.
  7. Répondre avec une phrase adaptée au problème.

Résoudre un problème de probabilités

  1. Identifier les événements.
  2. Traduire les informations données en probabilités.
  3. Construire éventuellement un arbre.
  4. Multiplier sur une branche.
  5. Additionner les branches correspondant à l'événement recherché.
  6. Vérifier que le résultat est compris entre 0 et 1.
  7. Interpréter.
Formulaire

⭐ Formulaire à connaître

Suites

u_{n+1} = uₙ + r
uₙ = u₀ + n·r
u_{n+1} = q·uₙ
uₙ = u₀·qⁿ

Second degré

Δ = b² − 4ac
x = (−b ± √Δ) / (2a)
α = −b / (2a)

Dérivation

(xⁿ)' = n·x^{n−1}
(u + v)' = u' + v'
(ku)' = ku'
(eˣ)' = eˣ

Exponentielle

e⁰ = 1
e^{a+b} = e^a·e^b
e^{−a} = 1/e^a

Trigonométrie

cos²x + sin²x = 1
cos(−x) = cos x
sin(−x) = −sin x

Vecteurs

AB→ = (x_B − x_A ; y_B − y_A)
‖u→‖ = √(x² + y²)

Produit scalaire

u→ · v→ = x·x' + y·y'
u→ · v→ = 0 ⇔ u→ ⊥ v→
u→ · v→ = ‖u→‖·‖v→‖·cos θ

Droites

y = mx + p
m = (y_B − y_A) / (x_B − x_A)

Probabilités

P(Ā) = 1 − P(A)
P(A | B) = P(A ∩ B) / P(B)
P(A ∩ B) = P(B)·P(A | B)
P(A ∩ B) = P(A)·P(B) si A et B sont indépendants
P(B) = P(A)·P(B | A) + P(Ā)·P(B | Ā)

Variables aléatoires

E(X) = Σ xᵢ·P(X = xᵢ)
V(X) = E(X²) − [E(X)]²
σ(X) = √(V(X))
Essentiel

🎯 Les 10 choses à savoir faire sans hésiter

Avant une évaluation, vérifie que tu sais faire ces dix tâches.

  1. Calculer un terme d'une suite arithmétique ou géométrique.
  2. Modéliser une évolution par une suite.
  3. Résoudre une équation du second degré avec le discriminant.
  4. Factoriser et étudier le signe d'un trinôme.
  5. Calculer une dérivée et en déduire les variations.
  6. Étudier et optimiser une fonction.
  7. Utiliser les valeurs remarquables de sinus et cosinus.
  8. Calculer un produit scalaire et démontrer une orthogonalité.
  9. Résoudre un problème de probabilités avec un arbre ou la formule des probabilités totales.
  10. Lire, comprendre et compléter un petit programme Python.
Méthode

🧠 Réflexes pour les exercices

Quand tu bloques sur un exercice, applique cette méthode.

1. Qu'est-ce que l'on me demande ?

Cherche le mot-clé :

  • « terme » → suite ;
  • « maximum/minimum » → variations/optimisation ;
  • « racines » → second degré ;
  • « pente/coefficient directeur » → droite ;
  • « perpendiculaire » → produit scalaire ;
  • « sachant que » → probabilité conditionnelle ;
  • « moyenne théorique » → espérance ;
  • « programme » → algorithmique/Python.

2. Quelles données possède-t-on ?

Écris-les explicitement.

3. Quelle formule correspond ?

Écris la formule avant de remplacer les valeurs.

4. Effectue le calcul

Garde les valeurs exactes autant que possible :

1/2, √2, √3, e², …

5. Vérifie le résultat

Demande-toi :

  • Le signe est-il cohérent ?
  • L'ordre de grandeur est-il cohérent ?
  • Une probabilité est-elle bien entre 0 et 1 ?
  • Une longueur est-elle positive ?
  • Le résultat respecte-t-il le domaine de définition ?

6. Termine par une conclusion

Un résultat mathématique doit être relié à la question posée.

Priorités

🔥 Priorités de révision

Pour une révision efficace, maîtrise dans cet ordre.

Niveau 1 — Automatismes
  • calcul algébrique ;
  • fractions ;
  • puissances ;
  • taux d'évolution ;
  • équations ;
  • lecture graphique ;
  • probabilités simples.
Niveau 2 — Méthodes fondamentales
  • suites arithmétiques et géométriques ;
  • second degré ;
  • dérivation ;
  • tableaux de variations ;
  • probabilités conditionnelles ;
  • produit scalaire.
Niveau 3 — Raisonnement
  • optimisation ;
  • problèmes de modélisation ;
  • probabilités totales ;
  • variables aléatoires ;
  • démonstrations ;
  • algorithmique et Python.
Niveau 4 — Entraînement

Le plus important est ensuite de mélanger les chapitres : un exercice d'examen ne dit pas toujours directement quelle méthode utiliser.

Objectif final : reconnaître rapidement la situation, choisir la bonne méthode, effectuer le calcul proprement et rédiger une conclusion mathématique.
Quiz

Quiz de vérification

Testez votre maîtrise des notions essentielles du programme.

1. Une suite arithmétique de raison r = 3 et de premier terme u₀ = 5. Quelle est la formule explicite ?
2. Pour l'équation x² − 5x + 6 = 0, quel est le discriminant Δ ?
3. Si f(x) = 3x² − 5x + 2, quelle est l'expression de f'(x) ?
4. Quelle est la valeur de cos(π/3) ?
5. Deux vecteurs u→ = (2 ; 3) et v→ = (3 ; −2). Que peut-on dire ?
6. Si P(A) = 0,4 et P(B | A) = 0,7, que vaut P(A ∩ B) ?
7. Deux événements A et B sont indépendants si :
8. Que renvoie L[2] si L = [4, 7, 2, 9] ?
9. La contraposée de P ⇒ Q est :
10. Si E(X) = 1,1 et E(X²) = 1,7, quelle est la variance V(X) ?