La Chine connaît aujourd’hui une profonde transition démographique. Après plusieurs décennies de forte croissance, la baisse de la fécondité, le vieillissement de la population et le recul récent du nombre d’habitants modifient progressivement l’équilibre démographique du pays. Cette évolution transforme aussi les territoires : les grandes métropoles continuent d’attirer les populations et les activités, tandis que certaines campagnes vieillissent et perdent des habitants. Pour faire face à ces changements, la Chine adapte son modèle économique, développe les hautes technologies et cherche à renforcer les territoires intérieurs grâce aux infrastructures et à de nouveaux pôles urbains.
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La transition démographique
Une forte croissance démographique au XXe siècle
Pendant une grande partie du XXe siècle, la population chinoise augmente rapidement.
Cette croissance s'explique notamment par :
- la diminution de la mortalité ;
- l'amélioration de l'alimentation ;
- les progrès médicaux ;
- l'amélioration des conditions sanitaires.
La population chinoise passe ainsi d'environ 540 millions d'habitants en 1949 à plus d'un milliard à la fin du XXe siècle.
Cette importante population constitue longtemps un atout pour le développement économique.
Elle fournit :
- une main-d'œuvre abondante ;
- un vaste marché intérieur ;
- une importante capacité de production.
Une baisse rapide de la fécondité
À partir des années 1970, la fécondité chinoise diminue fortement.
Cette baisse résulte notamment :
- du développement économique ;
- de l'urbanisation ;
- de l'amélioration de l'éducation ;
- de la transformation du rôle des femmes ;
- des politiques de limitation des naissances.
La Chine passe progressivement d'un régime de forte fécondité à un régime de faible fécondité.
Elle entre ainsi dans une nouvelle étape de sa transition démographique.
Une transition démographique désormais très avancée
Cette situation modifie profondément la structure de la population.
Le pays doit désormais faire face à une diminution de la population active et à une augmentation de la part des personnes âgées.
• La Chine a connu une forte croissance démographique au XXe siècle (540 millions → + d'1 milliard).
• La fécondité a fortement baissé à partir des années 1970 (développement, urbanisation, politiques de limitation).
• La Chine est aujourd'hui dans une phase de faible fécondité avec vieillissement de la population.
• Le pays doit faire face à une diminution de la population active et à une augmentation des personnes âgées.
La politique de l'enfant unique et ses conséquences
Une politique mise en place à partir de 1979
Pour ralentir la croissance démographique, les autorités chinoises mettent en place à partir de 1979 la politique dite de l'enfant unique.
L'objectif est de limiter fortement le nombre de naissances.
La politique est appliquée de manière variable selon les territoires et les catégories de population.
Elle contribue néanmoins à accélérer la baisse de la fécondité.
Un ralentissement spectaculaire de la croissance démographique
La politique de l'enfant unique participe à la limitation du nombre de naissances.
Elle accompagne donc la transformation démographique du pays.
Mais elle produit également des conséquences importantes à long terme.
La diminution des générations nombreuses entraîne progressivement :
- une réduction de la population active ;
- un vieillissement de la population ;
- une diminution du nombre de jeunes ;
- un déséquilibre entre les générations.
La politique de l'enfant unique a contribué à ralentir la croissance démographique, mais elle a aussi favorisé le vieillissement de la population et la réduction progressive de la population active.
Des conséquences sociales
La politique de l'enfant unique a également eu des conséquences sociales.
Dans certaines régions, elle a contribué à accentuer le déséquilibre entre les sexes à la naissance.
Elle a également modifié les structures familiales.
Une famille composée d'un enfant unique peut devoir assurer à terme la prise en charge de plusieurs générations de parents et de grands-parents.
Le vieillissement devient donc également une question sociale.
L'abandon progressif de la politique de l'enfant unique
Face au vieillissement et à la baisse des naissances, les autorités chinoises assouplissent progressivement leur politique.
En 2016, les couples sont autorisés à avoir deux enfants.
En 2021, la Chine autorise les couples à avoir jusqu'à trois enfants.
Ces mesures cherchent à encourager les naissances.
Cependant, elles ne suffisent pas à inverser immédiatement la tendance démographique.
1979 → politique de l'enfant unique | 2016 → politique des deux enfants | 2021 → politique des trois enfants
Le vieillissement de la population
Une population de plus en plus âgée
L'allongement de l'espérance de vie et la baisse de la fécondité entraînent une augmentation de la part des personnes âgées.
La Chine entre ainsi dans une phase de vieillissement démographique rapide.
Ce phénomène concerne progressivement l'ensemble du pays.
Des conséquences économiques
Le vieillissement entraîne une diminution progressive de la population en âge de travailler.
Or, pendant plusieurs décennies, le développement chinois a reposé sur une main-d'œuvre très nombreuse.
Le pays doit donc désormais faire face à une nouvelle situation :
Cela peut entraîner :
- une augmentation des dépenses sociales ;
- une pression sur les systèmes de retraite ;
- des besoins croissants en soins ;
- une diminution de la main-d'œuvre disponible.
Un défi pour les territoires ruraux
Le vieillissement est particulièrement visible dans certaines campagnes.
Les jeunes adultes ont souvent quitté leur région d'origine pour travailler dans les villes.
Les territoires ruraux peuvent donc cumuler :
- départ des jeunes ;
- vieillissement ;
- baisse de population.
Cette situation fragilise parfois :
- les écoles ;
- les commerces ;
- les services publics ;
- les activités agricoles.
• La Chine connaît un vieillissement démographique rapide (espérance de vie en hausse, fécondité en baisse).
• Le nombre de travailleurs diminue progressivement, ce qui pèse sur les retraites et la santé.
• Le vieillissement est particulièrement marqué dans les campagnes, où les jeunes sont partis en ville.
• Cela fragilise les services publics et les activités agricoles dans certains territoires ruraux.
La baisse récente de la population chinoise
Un tournant démographique
Après plusieurs décennies de croissance et après avoir atteint un pic de 1,4 milliards d'habitants, la population chinoise commence à diminuer au début des années 2020.
En 2022, la Chine connaît une première baisse de sa population depuis plusieurs décennies.
Cette diminution se poursuit ensuite.
La Chine entre donc dans une nouvelle phase :
Pourquoi les naissances diminuent-elles ?
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution :
- faible fécondité ;
- coût élevé du logement ;
- coût de l'éducation des enfants ;
- urbanisation ;
- évolution des comportements familiaux ;
- mariage plus tardif ;
- volonté de certaines femmes d'avoir moins d'enfants.
La fin de la politique de l'enfant unique n'a donc pas entraîné de véritable rebond des naissances.
Un enjeu majeur pour la puissance chinoise
La diminution de la population constitue un nouveau défi pour le modèle économique chinois.
Pendant longtemps, la Chine disposait d'un avantage considérable :
Cet avantage devient moins important.
La Chine doit donc davantage miser sur :
- la productivité ;
- l'automatisation ;
- l'innovation ;
- les technologies ;
- la montée en gamme.
• La population chinoise diminue depuis le début des années 2020 (première baisse en 2022).
• Les causes sont : faible fécondité, coût du logement et de l'éducation, urbanisation, changements familiaux.
• Cette baisse est un défi pour le modèle économique chinois.
• La Chine doit miser sur la productivité, l'automatisation et l'innovation pour compenser la diminution de la main-d'œuvre.
Les conséquences sur les villes et les campagnes
Des villes toujours attractives
Malgré la baisse de la population nationale, les grandes villes continuent d'attirer des populations.
Les métropoles concentrent :
- les emplois ;
- les universités ;
- les services ;
- les entreprises ;
- les infrastructures.
La population continue donc à se concentrer dans les grands pôles urbains.
Des contrastes entre métropoles
Toutes les villes ne connaissent cependant pas la même évolution.
Les grandes métropoles économiques comme :
- Shanghai ;
- Pékin ;
- Shenzhen ;
- Guangzhou ;
disposent d'une forte capacité d'attraction.
À l'inverse, certaines villes industrielles ou petites villes connaissent des difficultés liées au ralentissement économique et au vieillissement.
La Chine connaît donc une hiérarchisation croissante de son réseau urbain.
Des campagnes confrontées au vieillissement
Les campagnes sont davantage touchées par :
- le départ des jeunes ;
- le vieillissement ;
- la baisse du nombre d'actifs ;
- la diminution de certaines activités.
Cependant, les politiques publiques cherchent à maintenir et moderniser ces espaces.
Elles encouragent notamment :
- la modernisation agricole ;
- le développement des infrastructures ;
- l'amélioration des services ;
- le développement du numérique ;
- le tourisme rural.
• Les grandes métropoles continuent d'attirer la population malgré la baisse démographique nationale.
• Il existe des contrastes entre les métropoles dynamiques (Shanghai, Pékin, Shenzhen) et les villes en difficulté.
• Les campagnes sont touchées par le départ des jeunes et le vieillissement.
• Les politiques publiques cherchent à moderniser les espaces ruraux (infrastructures, numérique, tourisme).
La transformation du modèle économique
Le modèle fondé sur une main-d'œuvre abondante
Pendant plusieurs décennies, la croissance chinoise repose largement sur :
Ce modèle permet à la Chine de devenir une grande puissance industrielle.
Mais il devient progressivement moins adapté.
Les salaires augmentent et la population active commence à diminuer.
La montée en gamme
La Chine cherche donc à produire davantage de biens à forte valeur ajoutée.
Elle développe notamment :
- électronique ;
- automobile ;
- aéronautique ;
- robotique ;
- télécommunications ;
- informatique ;
- intelligence artificielle ;
- équipements énergétiques.
L'objectif est de ne plus être seulement « l'atelier du monde », mais de devenir un acteur majeur de l'innovation.
Une économie davantage tournée vers la consommation
Le marché intérieur chinois est immense.
Avec l'augmentation du niveau de vie, les ménages consomment davantage :
- logements ;
- automobiles ;
- services ;
- loisirs ;
- produits technologiques.
La consommation intérieure devient donc un moteur important de l'économie.
La Chine cherche ainsi à réduire sa dépendance à une croissance reposant uniquement sur les exportations et les investissements.
• Le modèle chinois reposait sur une main-d'œuvre abondante et des faibles coûts.
• La Chine cherche à monter en gamme (technologies, innovation, forte valeur ajoutée).
• Le marché intérieur devient un moteur essentiel de la croissance (consommation).
• La Chine veut réduire sa dépendance aux exportations et aux investissements massifs.
La montée des services et des hautes technologies
La tertiarisation de l'économie
L'économie chinoise connaît une importante tertiarisation.
Les services prennent une place croissante dans :
- l'emploi ;
- la production de richesse ;
- les investissements.
Les grandes métropoles concentrent particulièrement :
- banques ;
- assurances ;
- commerce ;
- transports ;
- enseignement ;
- recherche ;
- services numériques.
Des pôles technologiques puissants
Certaines métropoles sont devenues de grands centres technologiques.
Shenzhen constitue l'un des principaux exemples.
La ville accueille de nombreuses entreprises spécialisées dans :
- électronique ;
- télécommunications ;
- numérique ;
- intelligence artificielle ;
- véhicules électriques.
D'autres pôles technologiques se développent autour de :
- Pékin ;
- Shanghai ;
- Hangzhou ;
- Guangzhou.
La technologie comme instrument de puissance
La montée en gamme technologique permet à la Chine de renforcer sa puissance.
Les technologies sont désormais essentielles dans :
- l'industrie ;
- les transports ;
- l'énergie ;
- les télécommunications ;
- la défense ;
- les services.
La Chine cherche donc à devenir une puissance capable non seulement de produire, mais aussi de concevoir et d'innover.
• L'économie chinoise connaît une tertiarisation (développement des services).
• Les métropoles (Shenzhen, Pékin, Shanghai) sont des pôles technologiques majeurs.
• La Chine investit dans les hautes technologies (électronique, IA, télécommunications).
• La technologie devient un instrument de puissance : la Chine veut concevoir et innover, pas seulement produire.
Le développement des territoires intérieurs
Réduire les contrastes territoriaux
Le développement chinois reste fortement concentré dans les régions littorales.
L'État cherche donc à favoriser le développement des territoires intérieurs.
Cette politique poursuit plusieurs objectifs :
- réduire les inégalités régionales ;
- améliorer les infrastructures ;
- développer les villes intérieures ;
- attirer les investissements ;
- mieux intégrer les territoires.
Les grandes infrastructures
Les territoires intérieurs sont progressivement connectés aux grands centres économiques par :
- lignes ferroviaires à grande vitesse ;
- autoroutes ;
- aéroports ;
- réseaux électriques ;
- pipelines ;
- réseaux numériques.
Ces infrastructures réduisent l'isolement relatif de certaines régions.
Les métropoles de l'intérieur
Certaines grandes villes intérieures connaissent une croissance importante.
On peut notamment citer :
- Chengdu ;
- Chongqing ;
- Wuhan ;
- Xi'an.
Elles deviennent des pôles :
- industriels ;
- universitaires ;
- technologiques ;
- logistiques.
La Chine cherche ainsi à construire un réseau métropolitain moins exclusivement concentré sur le littoral.
• L'État chinois cherche à réduire les contrastes entre le littoral et l'intérieur.
• Les infrastructures (LGV, autoroutes, aéroports) connectent progressivement les territoires intérieurs.
• Des métropoles de l'intérieur comme Chengdu, Chongqing, Wuhan et Xi'an se développent rapidement.
• La Chine veut construire un réseau métropolitain plus équilibré à travers tout le pays.
Les nouvelles infrastructures
Le rôle des infrastructures dans l'aménagement
Les infrastructures sont un instrument majeur de la politique d'aménagement chinoise.
Elles permettent de relier :
Elles facilitent donc les flux de :
- personnes ;
- marchandises ;
- capitaux ;
- informations.
Le développement du ferroviaire
Le réseau ferroviaire à grande vitesse constitue l'un des principaux outils de cette intégration territoriale.
Il permet de relier rapidement les grandes villes.
Une ville intérieure bien connectée peut ainsi être intégrée aux réseaux économiques nationaux.
Les infrastructures numériques
La Chine investit également massivement dans les réseaux numériques.
Le développement :
- de la fibre optique ;
- des réseaux mobiles ;
- de la 5G ;
- des centres de données ;
facilite l'intégration des territoires.
Le numérique permet notamment le développement de nouveaux services dans certaines régions éloignées.
• Les infrastructures sont un instrument majeur d'aménagement du territoire en Chine.
• Le réseau ferroviaire à grande vitesse relie rapidement les grandes villes.
• Les infrastructures numériques (fibre, 5G, centres de données) intègrent les territoires.
• Elles facilitent les flux de personnes, marchandises, capitaux et informations.
Vers de nouveaux équilibres entre littoral et intérieur ?
Un littoral toujours dominant
Malgré les politiques de rééquilibrage, le littoral oriental conserve des avantages considérables.
Il concentre :
- les grandes métropoles ;
- les principaux ports ;
- les sièges sociaux ;
- les activités financières ;
- les industries de haute technologie ;
- les principales interfaces avec la mondialisation.
Le littoral reste donc le cœur économique du pays.
Un intérieur progressivement renforcé
Les régions intérieures disposent cependant de nouveaux atouts.
Elles bénéficient notamment :
- d'infrastructures modernes ;
- de coûts fonciers plus faibles ;
- d'espaces disponibles ;
- de ressources énergétiques ;
- de grandes métropoles régionales.
Certaines entreprises peuvent donc y déplacer une partie de leurs activités.
Une organisation plus polycentrique ?
La Chine pourrait progressivement évoluer vers une organisation davantage polycentrique.
Le territoire ne serait plus organisé uniquement autour des grandes métropoles littorales.
Des pôles intérieurs pourraient jouer un rôle croissant.
Cependant, ce rééquilibrage reste partiel.
• Le littoral oriental reste le cœur économique de la Chine (métropoles, ports, hautes technologies).
• Les régions intérieures se renforcent (infrastructures, coûts plus faibles, métropoles régionales).
• La Chine pourrait évoluer vers un territoire plus polycentrique.
• Mais ce rééquilibrage reste partiel : le littoral conserve une avance considérable.
Une puissance toujours marquée par de forts contrastes territoriaux
Des contrastes persistants
La Chine demeure caractérisée par d'importants écarts entre les territoires.
On observe notamment des contrastes entre :
- littoral et intérieur ;
- métropoles et espaces ruraux ;
- régions riches et régions moins développées ;
- territoires bien connectés et territoires plus isolés.
Ces différences sont particulièrement visibles dans la répartition des revenus, des emplois qualifiés et des fonctions de commandement.
Des contrastes à différentes échelles
Les contrastes existent à l'échelle nationale mais aussi à l'intérieur des régions.
Une grande métropole peut par exemple associer :
- quartiers d'affaires modernes ;
- quartiers résidentiels ;
- espaces industriels ;
- populations précaires ;
- périphéries rurales.
La croissance économique produit donc simultanément :
Une Chine en recomposition
La Chine ne connaît donc pas une simple transformation économique.
Elle connaît une recomposition spatiale globale.
- Les évolutions démographiques modifient les besoins des territoires.
- La montée des technologies transforme les espaces productifs.
- Les infrastructures rapprochent les régions.
- La transition énergétique fait émerger de nouveaux territoires industriels.
Mais les contrastes entre espaces restent importants.
• La Chine est marquée par de forts contrastes territoriaux (littoral/intérieur, métropoles/campagnes).
• Ces contrastes existent à différentes échelles, y compris à l'intérieur des métropoles.
• La croissance produit à la fois richesses et inégalités.
• La Chine est en recomposition globale (démographie, technologies, infrastructures, énergie).
• Mais les contrastes persistent malgré les politiques de rééquilibrage.
A retenir : Les trois grandes transitions de la Chine
Transition démographique
Baisse de la fécondité → vieillissement → diminution de la population active
Transition économique
Main-d'œuvre abondante → montée en gamme → innovation → automatisation
Transition territoriale
Littoral dominant → développement des métropoles intérieures → recomposition des équilibres territoriaux
En bref
La Chine connaît une transition démographique avancée, caractérisée par une faible fécondité et un vieillissement rapide.
La politique de l'enfant unique, mise en place à partir de 1979, a contribué à accélérer la baisse de la fécondité.
Depuis le début des années 2020, la population chinoise diminue, après plusieurs décennies de croissance.
Le vieillissement et la baisse de la population active remettent en question le modèle économique fondé sur une main-d'œuvre abondante.
La Chine cherche donc à augmenter sa productivité grâce à l'automatisation, l'innovation et les hautes technologies.
Les services occupent une place croissante dans l'économie et les grandes métropoles deviennent les principaux centres de commandement.
Les régions intérieures sont progressivement renforcées grâce aux infrastructures, aux investissements et au développement de nouvelles métropoles.
Des villes comme Chengdu, Chongqing, Wuhan et Xi'an jouent un rôle croissant dans l'organisation des territoires intérieurs.
Malgré ces politiques de rééquilibrage, le littoral oriental reste le principal cœur économique de la Chine.
La Chine demeure donc une puissance marquée par de forts contrastes territoriaux, mais son organisation spatiale évolue vers un territoire plus connecté, métropolitain et polycentrique.
Transition démographique : passage d'un régime caractérisé par une forte natalité et une forte mortalité à un régime caractérisé par une faible natalité et une faible mortalité. Vieillissement démographique : augmentation de la proportion des personnes âgées dans une population. Population active : ensemble des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi ou en recherchent un. Fécondité : nombre moyen d'enfants par femme. Tertiarisation : augmentation de la place des activités de services dans l'économie. Montée en gamme : évolution d'une économie vers des productions à plus forte valeur ajoutée et davantage fondées sur la qualification et l'innovation. Innovation : mise au point et diffusion de nouveaux produits, procédés ou technologies. Automatisation : utilisation de machines et de technologies permettant de réaliser automatiquement certaines tâches auparavant effectuées par des travailleurs. Polycentrisme : organisation d'un territoire autour de plusieurs pôles qui exercent chacun des fonctions importantes. Rééquilibrage territorial : politiques visant à réduire les écarts de développement entre différentes régions. Recomposition spatiale : transformation de l'organisation et de la répartition des populations, des activités et des fonctions dans l'espace.Vocabulaire à connaître
Bien choisir sa chaise de bureau
source : Sihoo
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source : Sihoo