La synthèse d'Ondes lycéennes
Comment l’environnement devient-il un objet de l’action publique ?
La construction des questions environnementales comme problème public
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Action publique : Ensemble des activités menées par les pouvoirs publics (État, collectivités territoriales, Union européenne) afin de concevoir, décider et appliquer des politiques publiques.
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Problème public : Problème social, écologique ou économique qui, à la suite d'une mobilisation, appelle une réponse politique et engage l'action des pouvoirs publics.
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Agenda politique : Liste des problèmes faisant l'objet d'un traitement prioritaire de la part des autorités publiques.
Pour qu'une question environnementale entre à l'agenda politique, des entrepreneurs de causes (ONG, scientifiques du GIEC, mouvements citoyens, partis politiques) doivent se mobiliser. Ils utilisent le modèle d'Erik Neveu en 3 étapes :
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Le Naming (L'identification) : Nommer et rendre visible la situation problématique.
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Le Blaming (L'imputation) : Définir la situation comme intolérable et en attribuer la responsabilité à un coupable.
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Le Claiming (La revendication) : Réclamer des solutions ou des régulations auprès de l'État.
Relations entre acteurs : entre coopération et conflit
La construction de l'action publique environnementale n'est pas linéaire, elle articule des relations complexes entre une diversité d'acteurs :
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Coopération : Les acteurs s'associent pour faire avancer la cause (ex: scientifiques apportant leur expertise aux ONG, ou l'État finançant des projets de transition via l'ADEME).
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Conflit : Les intérêts divergent fortement entre défenseurs de la norme écologique et défenseurs de la norme économique.
Exemple type : L'Affaire du Siècle - 2018) :
Quatre ONG ont attaqué l'État français en justice pour son inaction climatique, soutenues par une pétition de 2 millions de citoyens. Le tribunal administratif a reconnu la faute de l'État en 2021. Cet exemple illustre un conflit où la justice devient un arbitre pour contraindre les pouvoirs publics à agir sous la pression de la société civile.
La mise en œuvre des politiques environnementales : échelles et instruments
Une gestion à différentes échelles
L'action environnementale combine deux approches complémentaires pour gérer la Terre comme un bien commun :
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L'approche descendante (Top-down) : Des traités internationaux fixent des objectifs mondiaux globaux (ex: Protocole de Kyoto en 1997 ou Accords de Paris en 2015 visant à limiter le réchauffement sous les $2^\circ\text{C}$).
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L'approche ascendante (Bottom-up) : Les initiatives partent du niveau local et national pour s'ajuster aux contraintes réelles (ex: l'objectif "Île-de-France zéro plastique d'ici 2030" ou l'innovation industrielle locale soutenue par l'État).
Les trois grands instruments climatiques : avantages et limites
La pollution est une externalité négative. Le marché étant défaillant pour la réguler, les pouvoirs publics doivent utiliser trois leviers :
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Les dysfonctionnements de l'action publique : Les politiques environnementales peuvent souffrir d'inefficacité (les objectifs de réduction ne sont pas atteints), d'ineffience (les coûts de mise en œuvre de la politique dépassent les bénéfices environnementaux obtenus), ou d'un manque d'harmonisation internationale. |